L’évolution de la société et des rites funéraires fait-elle de l’ombre à la tradition de la Toussaint ?

Le phénomène de la crémation prend de l’ampleur

fleur toussaint

Aujourd’hui plus de 30% des français optent pour cette technique funéraire et parmi eux 53% s’orientent vers une cérémonie civile.

Les familles ont évolué, on voit de plus en plus de familles recomposées, éparpillées dans différentes régions ou même plusieurs pays. Les nouvelles générations sont de moins en moins pratiquantes et n’ont pas été éduquées aux rites religieux.

Un gardien du cimetière de Pantin confiait d’ailleurs qu’il y a trente ans, il assistait à des va-et-vient interminables de familles venues déposer des chrysanthèmes et entretenir les tombes le jour de la Toussaint. Il raconte qu’aujourd’hui de moins en moins de personnes se rendent sur les tombes de leur proche à cette occasion.

Les cimetières sont délaissés le jour de la fête des morts et les ventes de fleurs de la Toussaint risquent d’en pâtir dans le futur.

On peut effectivement expliquer le désamour de cette tradition par l’augmentation du nombre de crémation qui est passé de 1% à environ 33% en l’espace de 30 ans.

Mais pas seulement, en parlant aux nouvelles générations, Christophe Ballereau De Mondoyen, maître de cérémonie indépendant à Paris, s’est rendu compte que celles-ci associaient souvent les cimetières aux souvenirs du jour de l’enterrement et ressentent donc plus de tristesse que de réconfort en s’y rendant. Elles ne sont plus attachées aux rites funéraires et aux traditions, elles disent ne pas avoir besoin d’un lieu pour penser à leurs proches disparus.

Les plus âgés sont, malgré tout,  toujours très attachés à la Toussaint.