Du fait du fort taux de mortalité en Afrique, leur relation à la mort est très différente de celle qu’on a en occident.

Pour les maliens, il existe trois événements de la vie auxquels ils accordent une importance surdimensionnée pour nous européens : la naissance, le mariage et la mort.

Lors du décès on enterre le défunt dans les falaises aux alentours du village qui font office de tombeau.

reliquaireQuelques mois après ont lieu les funérailles, durant ces dernières on considère que l’âme du défunt vient rejoindre le royaume des ancêtres. C’est donc un moment heureux.

Mais le rituel le plus impressionnant reste les grandes cérémonies collectives organisées environ tous les trois ans pendant lesquelles les morts sont célébrés.

Durant ces dernières, les aînés des familles vont déterrer les morts afin de les retirer des ténèbres pour qu’ils pénètrent dans le sanctuaire des ancêtres. Les dépouilles sont ensuite inhumées devant leur porte afin que le défunt soit près d’eux. Quant au crâne, il est placé dans une reliquaire et déposé dans une chambre dédiée au domicile dans laquelle on peut aller se recueillir et se confier à ses ancêtres.

Festives, ces cérémonies durent plusieurs jours et sont rythmées au son des tamtams par des danses, des banquets et des rites en tout genre.